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C’est à vous citoyennes, citoyens, que je m’adresse. Aujourd’hui 2 décembre c’est un anniversaire.
Celui du jour il y a 156 ans où un Président de la République, par un coup d’état, a assassiné la République.
Cette date est particulièrement significative pour ma famille car ce jour-là mon grand-père, journaliste républicain convaincu, a été arrêté pour être ensuite relégué.
Nous, nous tous qui attachons du prix à l’indépendance de notre pays, indépendance sans laquelle il n’y a pas d’identité nationale, nous tous nous trouvons à la veille d’un autre coup d’état.
De quoi s’agit-il ?
Les partisans d’une Europe intégrée, apatride, nous ont présenté un projet de Constitution européenne. Celle-ci porte atteinte à notre indépendance.
Ce projet a été repoussé en mai 2005 par notre peuple, le peuple français a dit NON à ce projet suicidaire.
Or aujourd’hui ce projet est représenté, tel quel, le nom mis à part, sous un emballage cadeau. Il s’agit du même projet. Cette similitude a été confirmée par Monsieur Giscard d’Estaing, père de cette inacceptable Constitution, dans un article très argumenté paru le 27 octobre dans le journal « Le Monde ».
Or le Président de la République nous a explicitement annoncé son intention de passer outre au refus formellement exprimé par notre peuple et ceci en faisant voter par sa majorité parlementaire le texte refusé. C’est un expédient.
C’est là une atteinte caractérisée à la volonté du peuple, une insulte à la démocratie. Cela s’appelle un coup d’état. Il est pour demain. Quand on a crié NON et qu’on vous force, cela s’appelle un viol.
Alerte, on s’apprête à violer la Nation !
Vous et nous exigeons le respect de la volonté du peuple. C’est ça la démocratie, faisons-la respecter.
Pour que la France demeure indépendante et libre, pour que vive une vraie République, vous et nous, résistons !