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Europe : le combat continue...

lundi 7 janvier 2008 à 22h14

Le traité « modificatif » européen (le « traité de Lisbonne ») censé réconcilier le oui et le non à la Constitution européenne rejetée en 2005, est une véritable escroquerie : ce nouveau texte n’est en réalité que le recyclage de plus de 90% du précédent traité constitutionnel.

Ce ne sont pas seulement les adversaires de l’ancienne Constitution européenne qui le disent, mais ses propres artisans, Valéry Giscard d’Estaing en tête : « Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche. » (Le Monde, édition du 27 octobre 2007)

Mais pourquoi faire la même chose avec une présentation différente ? Valéry Giscard d’Estaing, qui a la franchise de ses idées, poursuit sans aucune gêne : « Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel. » (Idem)

Ainsi, contrairement à ce qu’ont prétendu les partisans de la voie parlementaire, Nicolas Sarkozy en tête, pour justifier l’absence de référendum, le traité de Lisbonne n’est pas un simple « règlement intérieur européen » qui porterait sur la couleur des volets ou le choix de la moquette. Comme la Constitution, c’est un texte qui remet profondément en cause notre démocratie et notre modèle économique et social !

Or, faire adopter par le Parlement un traité qui engage la définition et les prérogatives de la démocratie française (bref, le régime politique de la France), et qui a déjà été rejeté par le peuple, s’appelle un coup de force, pour ne pas dire un coup d’Etat.

DLR appelle tous les électeurs du non de 2005 et au-delà tous nos concitoyens qui ont voté oui mais qui défendent le respect du suffrage universel, à signer massivement sa pétition nationale pour un nouveau référendum européen.

Malgré la ratification du traité de Lisbonne le 8 février 2008, DLR poursuit sa campagne pour un nouveau référendum et dénonce l’illégitimité de cette Constitution bis imposée malgré, et même contre, le peuple français.

Nous vous invitons ainsi à continuer de vous battre pour l’Europe européenne, démocratique et attentive aux aspirations de ses peuples, que les Européens de tous les pays attendent de plus en plus.

Vous pouvez signer la pétition en ligne et commander des tracts à distribuer autour de vous.

Vous trouverez par ailleurs dans cette rubrique spéciale tous les éléments (dont le traité de Lisbonne lui-même), analyses et outils pour participer à notre campagne.

La démocratie française a été bafouée ! Vous non plus, ne laissez pas quelques-uns décider à votre place, faites respecter vos droits de citoyen !